(Une chanson de notre enfance, du moins de la mienne, pas du tout obligatoire, loin de là même.
Clic)
Le temps d'une chanson, le moment d'une réflexion, en un instant qui parait inexistant, les arbres et l'herbe m'accrochent puis m'aspirent jusqu'à l'infini du cosmos. Je me perd dans le noir, tâtonne de par mes cris ('LIBERTÉ") à m'en arracher l'âme du corps : PAF ! Une fois sans corps, loin de la société fixée aux lois physiques de l'univers calculé, j'échappe au temps, d'où le bruit ! l'explosion ! Je n'ai plus d'âge, et les mots passé présent futur n'ont plus de sens. Je suis à la fois ce bébé ignorant, cet enfant souriant et cet adulte nostalgique, les souvenirs n'en sont plus et ainsi n'ont jamais été si réels, n'ont jamais été si présents. C'est à ce moment même, au centre brûlant de l'existence, que la vérité se présente, évidente, innocente : jouissez, hommes, et servez vous de cette image éphémère qu'est votre égo pour rendre chaque instant aussi beau, amusant et bandant que l'est l'humanité elle-même, cette conscience déséquilibrée qui brisa à jamais l'ennui parfait du monde instinctif.